L’histoire

menhir de l'Escandorgue à Soulagets
menhir de l’Escandorgue à Soulagets

Dans cette rubrique nous nous proposons de faire un survol rapide de l’histoire de Saint Maurice de l’époque préhistorique à nos jours, histoire en partie retrouvée dans la lecture des ouvrages de madame Georgette Milhau, notamment « Féérie d’une terre pauvre » paru en 1968 et avec son aimable autorisation.

La préhistoire

Si l’on considère tous les vestiges de monuments préhistoriques répertoriés dans cette commune il apparaît que les hommes ont été présents sur le territoire dès peut être le Mésolithique (10000 à 5000 av JC), mais sûrement au Néolithique. é A l’âge de pierre des tribus colonisent le causse : c’est l’aube de la civilisation pastorale.Stations de surface, fonds de cabanes, grottes-habitats illustrent cette période. » G.M.

Néolithique de 5000 à 2500 av J.C âge de pierre.

Cet âge a laissé de nombreux vestiges sur notre commune Ainsi, les grottes des bords des gorges de la Vis ont apporté au spéléologue ou au préhistorien témoignage de la vie de l’homme au Néolithique (silex, traces d’habitats). Nous savons également que certaines failles de rochers servaient de sépulture avant les dolmens comme au lieu dit « las fovias » les fosses au Viala (fissures verticales de plus d’un mètre de profondeur contenant des objets néolithiques). A la fin de cet âge le territoire paraît assez peuplé. La transhumance se pratique déjà et se créent les « drailles », ces pistes que suivent encore les troupeaux d’ovins à l’estive.

Au Chalcolithique âge du cuivre

« Au Chalcolithique la civilisation mégalithique est implantée sous la forme de menhirs et de dolmens » Beaucoup de menhirs ont été redressés de nos jours, on peut les voir dans la plaine du Coulet, à Soulagets.
Le dolmen de la Prunarède est répertorié sur tous les guides mais il reste encore de nombreux dolmens ruinés à la Baume Auriol, au Viala, au Rancas, au Mas de Gay, aux Besses etc… (voir les Mégalithes du Lodévoiss tome IV Arnal, Bertrand, Mareau.)

Les outils trouvés lors de fouille témoignent d’une civilisations de pasteurs et de cultivateurs, activités dont la pérennité s’est inscrite dans le temps.
Les nombreuses grottes de la commune, quand à elles, auront des vocations définies, habitats et funéraires,   grotte poterie à Sablières, grottes citernes.
De – 2000 à – 500 se forment de véritables villages préhistoriques. Un des plus caractéristiques est celui  situé entre la ferme de la Prunarède et la Baume Auriol, village situé à proximité d’une grotte refuge. Car les grottes refuges dénoncent les premières invasions celtiques du premier âge du fer. En témoignent les tombes du « camp de las armas » ‘arma’ signifiant âme en vieil occitan.
De nombreux tumulus renferment corps inhumés dans des caissons de pierres plates et des objets de bronze et de fer. « Des petits oppida (ums) ou cap-barrés sont aménagés où les habitants se réfugient » tels l’éperon-barré dominant les gorges de la Vis (poterie à impression digitale sur cordon de l’âge de fer, meule de basalte).

Sources :
– Féerie d’ une terre pauvre
Georgette Milhau – éditions du Larzac méridional, épuisé, doit être réédité prochainement.
– Les Mégalithes du Lodévois tome IV de G.B. Arnal, P.M. Bertrand, G. Mareau édité par la charte du Lodévois- Larzac

l’Histoire

1) La romanisation

C’est au milieu du premier siècle avant J.C. qu’a lieu la conquête romaine sur les territoires de la Gaule méridionale. De nombreux vestiges en témoignent. D’ailleurs notre causse n’est-il pas dit d’Alajou en référence à un autel  « aras Jovis » dressé non loin de Saint Michel, dans un champ de bataille . Il faut savoir aussi que sur l’Ordo, notre village s’appelle « Sanctus Mauritus de Alajone . De fait, pièces, tessons de poteries, tuiles romaines, sont encore fréquemment rencontrés dans les champs lors des labours.
On sait également que des voies romaines, les « camins ferrats » traversent notre commune : La via costa roumiva  montant du pays bas vers La Pezade en passant sous le pic St Baudille et au Nord de La Vacquerie peut être détectée près du hameau de Soulagets. Une autre voie qui allait de Lodève au Vigan passe par Saint Maurice au lieu dit «  Cap de Côste».
On trouve aussi des vestiges de constructions solides. «la ferme de la Barre paraît rapporter les constructions de son aire pour battre le grain de l’époque gallo –romaine. Les larges blocs qui la soutiennent ressemblent étrangement à l’appareil usité à l’époque romaine à Tarragone (Espagne) » G.M.
Les romains ont donc traversé notre territoire en y implantant quelques villas.

Les invasions barbares
Elles ont lieu dès le début de notre ère et n’ont pas épargné notre contrée.
Les Wisigoths ont laissé chez nous des traces. Telle fut la découverte sur le chemin de St Maurice aux Besses et aux Coucelles d’une tombe de guerriers porteurs d’ornements caractéristiques des peuples des steppes (1964 Dr jean Arnal et G Milhau).
Ces peuples règneront sur la Septimanie jusqu’au VIe siècle. L’invasion franque s’impose à son tour comme le confirme une lance franque trouvée à Navacelles.
Les descendants de Clovis auraient administré l’évêché d’Arisisum » Pagus Arisentis, dernière avancée de leur conquête sur les Wisigoths. Le territoire des Volques dont nous faisions partie lors de la Gaule indépendante, s’intégra successivement dans la « civitas lutevensis » de l’époque romaine, dans le « Pagus lutevensis » de l’époque barbare et dans le « diocèse religieux» de Lodève. Au côtés de l’évéché d’Arisitum qui comprend Navacelles et Madières apparaît dès le Ve celui de Lodève dont dépendra notre commune…
Les invasions sarrasines du début du VIIIe quand à elles semblent avoir peu touché notre territoire…

Cette rubrique n’étant pas achevée, nous vous invitons à lire les ouvrages de Georgette Milhau ou à les découvrir à notre Médiathèque communale lors de votre passage à St Maurice-Navacelles 


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